Fonctions et enjeux du berceau dans la première moitié du xixe siècle

Strenae. 2012;4 DOI 10.4000/strenae.771

 

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Journal Title: Strenae

ISSN: 2109-9081 (Online)

Publisher: Association Française de Recherche sur les Livres et les Objets Culturels de l’Enfance (AFRELOCE)

LCC Subject Category: Language and Literature: Literature (General) | Social Sciences

Country of publisher: France

Language of fulltext: French

Full-text formats available: PDF, HTML, XML

 

AUTHORS

Guillaume Garnier

EDITORIAL INFORMATION

Double blind peer review

Editorial Board

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Time From Submission to Publication: 24 weeks

 

Abstract | Full Text

Dans les représentations traditionnelles, le berceau a toujours joué le rôle d’accueil du petit enfant. Associé au bercement, il assure le bien être de l’enfant et le prépare à un sommeil réparateur, nécessaire à son repos et à celui de sa famille. Le berceau joue alors au sens propre, comme au sens figuré, un rôle essentiel de protecteur. Pourtant, en se penchant sur les traités de soins pour les nouveau-nés et les traités d’éducation rédigés par des médecins dans la première moitié du XIXe siècle, on comprend que la place du berceau dans la cellule familiale est source de différents enjeux. La question d’employer un berceau pour faire reposer l’enfant, si elle semble évidente, n’a pas toujours répondu à une volonté d’assurer plus de confort à l’enfant. Elle correspond au contraire à une demande forte de la part des différentes autorités (médecins, théologiens, moralisateurs) de bannir la cohabitation au sein du même lit entre enfants et parents, afin de proscrire les risques d’étouffement et d’infanticide. Pour autant, faire reposer un enfant dans un berceau, nécessite de bien définir les rôles de chacun (mère, nouveau-né, nourrice, père). Il s’agit d’une question essentielle d’éducation.