Perceptions africaines du Brésil: le spectre du passé

Esboços. 2018;25(39):4-24 DOI 10.5007/2175-7976.2018v25n39p4

 

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Journal Title: Esboços

ISSN: 1414-722X (Print); 2175-7976 (Online)

Publisher: Universidade Federal de Santa Catarina

Society/Institution: Universidade Federal de Santa Catarina

LCC Subject Category: History (General) and history of Europe: History (General) | History America: Latin America. Spanish America

Country of publisher: Brazil

Language of fulltext: Portuguese, Spanish; Castilian, French, English

Full-text formats available: PDF

 

AUTHORS

Adjai Paulin Oloukpona-Yinnon (Université de Lomé. Lomé, Togo)

EDITORIAL INFORMATION

Double blind peer review

Editorial Board

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Time From Submission to Publication: 25 weeks

 

Abstract | Full Text

Le dernier roman de Kangni Alem, Les enfants du Brésil, traite des aspects oubliés de la traite négrière entre l’Afrique et le Brésil. Le livre présente une sorte de recherche archéologique dans le monde atlantique, dans le but de dévoiler un savoir sur la tragédie de la traite négrière. L’auteur recourt à la métaphore des navires détruits pour créer sa propre incursion artistique à travers les souvenirs de l’esclavage. Combinant exploration scientifique et artistique, il se réfère essentiellement aux situations contemporaines au Brésil et au Togo, actualisant la représentation de la mémoire des esclaves et montrant de nouvelles façons d’écrire sur leurs impacts sur la vie quotidienne en Afrique. En analysant ce roman de Kangni Alem, j’essaie de montrer que ce n’est pas une entreprise discursive. L’auteur utilise des mots et des métaphores pour comprendre une réalité très spécifique de l’histoire et de la société togolaises. Pour déconstruire son message, il semble approprié d’utiliser une approche méthodologique pertinente telle que l’approche archéologique de Michel Foucault. Cela permet de lire le discours de Kangni Alem sur le Brésil en tant que discours sur l’Afrique.