Politique délibérative, démocratie représentative et action violente

Les Ateliers de l’Ethique. 2012;7(1):88-102

 

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Journal Title: Les Ateliers de l’Ethique

ISSN: 1718-9977 (Online)

Publisher: Université de Montréal

Society/Institution: Université de Montréal, Centre de Recherche en Ethique

LCC Subject Category: Philosophy. Psychology. Religion: Ethics

Country of publisher: Canada

Language of fulltext: French, English

Full-text formats available: PDF, HTML

 

AUTHORS

Alban Bouvier

EDITORIAL INFORMATION

Double blind peer review

Editorial Board

Instructions for authors

Time From Submission to Publication: 26 weeks

 

Abstract | Full Text

L’article de Francis Dupuis-Déri, « Contestation internationale contre élites mondiales : l’action directe et la politique délibérative sont-elles conciliables ? » soulève bon nombre de questions. Sur le fond, quoiqu’il m’eût été beaucoup plus agréable de multiplier les points d’accord en réponse à une aimable invitation à discuter cet article, je dois me résoudre à exprimer de nombreux désaccords, dont je ne sais pas toujours à quel point ils sont profonds, sauf sur une question, d’ordre éthique, où je suis sûr qu’ils le sont ; car j’ai souvent été dans l’embarras quant à l’identification de la véritable conception que l’auteur se fait de la politique délibérative. Mon propos consistera essentiellement à introduire des distinctions conceptuelles qui me semblent négligées par l’auteur. Ces désaccords ne vont pas, heureusement, sans quelques points d’accord sur des questions qui me semblent dénuées d’équivocité et que j’espère importantes pour l’auteur.Francis Dupuis-Déri has published a paper on “Global Protesters Versus Global Elites: Are Direct Action and Deliberative Politics Compatible?” that raises many questions. Although it would have been much more enjoyable to multiply agreements in response to a kind invitation to discuss this article, I must express many disagreements about fundamental points in this paper, while I still do not know how deep they stand, except on an ethical question that I believe is profund, for I have often been in trouble in identifying the author’s conception of deliberative politics. I will focus my comments on introductory conceptual distinctions that seem neglected by the author. These disagreements are not, fortunately, without some points of agreements on issues that seem devoid of ambiguity, and that I hope are important for the author.