Çédille: Revista de Estudios Franceses (Nov 2017)

La poésie de Danielle Collobert et Sophie Podolski. Entre lucidité et folie, les ultimes soubresauts de la modernité avant son suicide

  • Martine Renouprez

Journal volume & issue
Vol. Monografía 7, no. 2017
pp. 171 – 192

Abstract

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The end of the twentieth century has been marked y the failure of a critical reasoning usher d in by Enlightenment. The condemning of all ideologies has given way to widespread and generalized cynicism within a society imbued with deception. We shall first of all analyze what has caused this twilight of Modernity to later on evidence that the progressive depersonalization and un-reality, inscribed with poetry of Danielle Collobert, are the reflection of a schizoid society. As a buffer against this cynical power, Sophie Podolski adopts the insolent laugh of the fool appropriated from a Kunica tradition initiated by Diogenes and which extends to Thyl Ulenspiegel. La fin du XXe siècle accuse un échec de la raison critique issue de l’esprit des Lumières : la dénonciation des idéologies a fait place à un cynisme diffus et généralisé au sein d’une société marquée par l’imposture. Nous analysons d’abord ce qui a conduit au crépuscule de la Modernité pour démontrer ensuite que la déréalisation et la dépersonnalisation progressive, inscrites dans la poésie de Danielle Collobert, sont le reflet de la schize sociétale. Face au pouvoir cynique, Sophie Podolski adopte, quant à elle, le rire frondeur du « fou » de la tradition kunique, de Diogène à Thyl Ulenspiegel.

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