Entre Resistencia y Colaboración: Los negros y mulatos en la sociedad colonial veracruzana, 1570-1650

E-Spania. 2016;25 DOI 10.4000/e-spania.25936

 

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Journal Title: E-Spania

ISSN: 1951-6169 (Online)

Publisher: Civilisations et Littératures d’Espagne et d’Amérique du Moyen Âge aux Lumières (CLEA) - Paris Sorbonne

LCC Subject Category: History (General) and history of Europe: History of Spain

Country of publisher: France

Language of fulltext: Portuguese, Spanish; Castilian, French, Latin

Full-text formats available: HTML, XML

 

AUTHORS

Citlalli Domínguez Domínguez

EDITORIAL INFORMATION

Double blind peer review

Editorial Board

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Time From Submission to Publication: 4 weeks

 

Abstract | Full Text

La période qui va de 1570 à 1650 a inclus un moment d’intense interaction économique entre la ville portuaire de Veracruz et le monde colonial atlantique, ce qui l’a amenée à connaître une circulation de marchandises, d’hommes, de femmes et de savoirs qui firent du principal port de la Nouvelle-Espagne, un espace de contacts économiques, sociaux, culturels qui eut des répercussions sur la configuration d’une dynamique régionale qui fit contraste avec le reste du territoire novohispanique. Cette connexion vers l’extérieur devait être liée à l’ouverture du cycle de l’argent, à l’introduction de cultures commerciales comme le sucre et au commerce d’esclaves. De la sorte Veracruz fut liée au commerce extérieur qui la connecta aux continents européen et africain tandis que vers 1580 démarra un processus de structuration d’un hinterland sucrier à travers la création de moulins à sucre et de sucreries dans les villages d’Orizaba, Jalapa et la ville de Córdoba (dans la zone centrale du piémont de Veracruz). Ce processus conduisit à l’introduction massive d’esclaves noirs en provenance de Guinée et d’Angola pour travailler à la production de sucre. Ainsi ce travail se propose d’analyser le rôle de la résistance et de la collaboration des Noirs et mulâtres de la Nouvelle-Espagne, éléments qui servent à articuler deux niveaux distincts de relations réciproques qui coexistèrent parmi ces groupes de Noirs, de mulâtres, esclaves et libres. Ces groupes ne furent en rien homogènes, mais donnèrent des caractéristiques particulières à la dynamique sociale de Veracruz. Ces caractéristiques se retrouvent partiellement dans d’autres sociétés latino-américaines, et tout spécialement dans les Caraïbes hispaniques.