Journal of Architecture, Art & Humanistic Science (2020-07-01)

"La chinoiserie" dans l’architecture intérieure et le mobilier français au XVIIIe siècle

  • Enas Hosny Ibrahim Anous

DOI
https://doi.org/10.21608/mjaf.2020.20353.1406
Journal volume & issue
Vol. 5, no. 22
pp. 554 – 571

Abstract

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La Chine apparaît dans le lointain comme un mythe merveilleux qui a surpris l’Europe. La France, fascinée par l’extrême –Orient, éprouvait un intérêt spécial pour les chinoiseries à partir de la fin du dix-septième siècle à l'époque Louis XIV. Ce nouveau goût français pour l’art chinois et la chine atteignit son apogée sous le règne du roi Louis XV et se pousuivit jusqu’au règne de Louis XVI et donna naissance à ce qu'on appelait des "Chinoiseries". Notre recherche a pour but d’analyser l’impact de l’art de la chine sur l'architecture d’intérieur et le mobilier en France au XVIIIe siècle. La méthodologie est basée sur une approche historique pour déterminer les facteurs qui ont permis la progression des relations: Chine- France du point de vue culturel et artistique. Suivi par une approche descriptive analytique des traveaux marquant le phénomène de la chinoiserie: les motifs décoratifs, les matériaux, le design du mobilier, le traitement des surfaces d’intérieur... la philosophie des artistes et des ébénistes. Cette recherche nous permet de déterminer les formes d’influence chinoise sur l'architecture d’intérieur et le mobilier français: magnifier et adapter les objets chinois aux esprits français, imiter les designs et les techniques des pièces chinoises et finalement produire un art français influencé par l’art chinois. Pour conclure la tendance pour la chinoiserie était variable durant le XVIIIe siècle: marqué par le classicisme au temps de Louis XIV, atteint son apogée dans le style rocaille et témoigne un declin avec l’apparition du néoclassisme au temps du roi Louis XVI.

Keywords