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The Anglo-French Relationship as seen through British Political Cartoons, from the Third to the Fifth Republic

Revue LISA. 2003;:55-74 DOI 10.4000/lisa.3118

 

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Journal Title: Revue LISA

ISSN: 1762-6153 (Print)

Publisher: Maison de la Recherche en Sciences Humaines

LCC Subject Category: Social Sciences

Country of publisher: France

Language of fulltext: English, French

Full-text formats available: PDF, HTML, XML

 

AUTHORS


Richard Davis

EDITORIAL INFORMATION

Peer review

Editorial Board

Instructions for authors

Time From Submission to Publication: 12 weeks

 

Abstract | Full Text

À travers les dessins de presse, on peut constater les changements dans la politique étrangère de la Grande-Bretagne et dans ses relations avec ses principaux partenaires. Pour les dessinateurs de presse britanniques, la France et les Français ont toujours été une source d’inspiration et leurs dessins constituent une sorte de baromètre de l’état des relations trans-Manche, des relations souvent présentées comme celles d’un couple, avec des hauts et des bas : parfois proche, parfois éloigné ou tendu, mais un couple qui ne peut pas se séparer définitivement malgré les tentations d’autres partenaires (l’Allemagne pour la France, les États-Unis pour la Grande-Bretagne). Bien que les dessins de presse existent dans un domaine tout autre, il existe des parallèles remarquables entre eux et les opinions du Foreign Office et du gouvernement à Whitehall.Les dessins de presse, comme les archives diplomatiques et gouvernementales, montrent les changements dans les attitudes à Londres et dans les opinions à l’égard des Français. À la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du siècle suivant, la France était dénigrée, l’image de la France était celle d’un pays divisé et faible, ses dirigeants incapables ou simplement malhonnêtes. À côté de cette France passéiste et incertaine, la Grande-Bretagne semblait être plus forte. Dans les relations franco-britanniques, c’était la Grande-Bretagne qui avait le dessus et les dessins de presse ont souvent présenté John Bull comme une figure imposante à côté d’une Marianne coquette mais pas toujours très rassurante. Ses images ont changé considérablement dans la deuxième moitié du XXe siècle. Les critiques, parfois très virulentes, n’ont pas cessé mais on a pu identifier un plus grand respect et même une certaine admiration pour la France et ses dirigeants, surtout le général de Gaulle, dans les années soixante. Les relations franco-britanniques sont devenues plus équilibrées et la Grande-Bretagne ne pouvait plus dominer sa voisine de la même façon que dans les années trente. Les sentiments exprimés dans les dessins de presse sont le reflet de ce revirement de situation : la France n’était plus la victime mais un obstacle incontournable. Elle restait la cible des piques des dessinateurs de presse à Londres mais elle était devenue une figure imposante et c’était elle qui désormais dominait un John Bull sur le déclin. Un sentiment de frustration, de n’avoir plus la possibilité de dominer son alliée comme auparavant, était désormais le leitmotiv des dessins de presse quand ils représentaient la France.