Akofena (Jun 2023)

Théâtre africain, un contre-pouvoir autoritaire : cas de Goudangou ou les vicissitudes du pouvoir de Nétonon Noël NDjékéry et Ngum a Jemea ou la foi inébranlable de Rudolf Dualla manga Bell de David Mbanga Eyombwan

  • ZOUYANE Gilbert

DOI
https://doi.org/10.48734/akofena.hs04.0.24.12023
Journal volume & issue
no. HS-04

Abstract

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Résumé : Le présent travail démontre comment le théâtre africain convoque les stratégies dramaturgiques en vue de déconstruire le pouvoir autoritaire. En partant de la critique thématique dans une perspective comparatiste, l’article aboutit au résultat selon lequel les pièces de théâtre mettent en scène le pouvoir autoritaire. La dictature qui, s’inscrit à la suite de l’administration coloniale allemande, montre que les États africains n’ont pas fait de véritables progrès depuis la colonisation. Cette lente marche vers la démocratie se confirme par la spoliation des gouvernés dans les deux pièces de théâtre. C’est pourquoi Nétonon Noël NDjékéry et David Mbanga Eyombwan font du théâtre africain un contre-pouvoir autoritaire. Les formes de langage verbal et non verbal sont convoquées en vue de déconstruire l’appareil étatique. Il s’ensuit l’intérêt idéologique de par l’aspiration à un régime démocratique. L’intérêt esthétique se dévoile par l’intermédialité en ce que le théâtre s’approprie les autres arts africains. La victoire des nationalistes démocrates chez le dramaturge tchadien contraste avec la condamnation à mort du chef traditionnel dans la pièce produite par le camerounais David Mbanga Eyombwan. Toutefois, les dramaturges africains s’évertuent en vue de parvenir à un théâtre complet qui portera l’Afrique dans toute sa pluralité culturelle à la conscience mondiale. Mots-clés : théâtre, acteurs, langages, société, dictature.