AMJAU, African and Mediterranean Journal of Architecture and Urbanism (Feb 2019)

LIMITES DU « PLAN », COMME INSTRUMENT DE L’ACTION PUBLIQUE DANS LA « FABRIQUE URBAINE » DES GRANDES VILLES MAROCAINES. CAS DE CASABLANCA ET DE RABAT

  • Sanae Aljem,
  • Imane Bkiri

Journal volume & issue
Vol. 1, no. 1
pp. 35 – 45

Abstract

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Dans le contexte d’évolution rapide des modes de gestion et face aux nouvelles exigences des projets que requièrent les villes, les outils juridiques et urbanistiques de l’urbanisme prévisionnel et réglementaire ont montré leurs limites. Les lois d’urbanisme, élaborées sur des schémas statiques, paraissent obsolètes aux yeux de l’Administration marocaine comme aux yeux du secteur privé. Le recours permanent à la gestion de la ville par dérogation en est la grande conséquence. Celle-ci aurait pu toutefois se révéler efficace si elle se réduisait à quelques projets majeurs, mais érigée quasiment en règle, elle ne fait que conforter les critiques portées sur les textes et procédures régissant le champ de l’urbanisme. Cette contribution analyse l’impact de la limite de la gestion de Casablanca et de Rabat par le plan, en étant conscients qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème au niveau des documents d’urbanisme, mais d’une non-adaptation des outils pour gérer la ville, d’une absence d’une vision globale et d’un dysfonctionnement généralisé au niveau des mécanismes de la gouvernance.

Keywords