Histoires de l’oeil et de l’oeuf : Jonàs et « Lo Fiu de l’uòu »

Voix Plurielles. 2006;3(2) DOI 10.26522/vp.v3i2.506

 

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Journal Title: Voix Plurielles

ISSN: 1925-0614 (Online)

Publisher: Association des Professeur-e-s de Français des Universités et Collèges Canadiens (APFUCC)

LCC Subject Category: Language and Literature: French literature - Italian literature - Spanish literature - Portuguese literature

Country of publisher: Canada

Language of fulltext: French, English

Full-text formats available: PDF

 

AUTHORS

Catherine Parayre

EDITORIAL INFORMATION

Peer review

Editorial Board

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Time From Submission to Publication: 10 weeks

 

Abstract | Full Text

Simone « jouait gaiement sur les mots, disant tantôt casser un oeil, tantôt crever un oeuf », nous informe le narrateur du roman de Georges Bataille, Histoire de l’oeil. C’est précisément sur ce jeu d’associations et sur l’insolite paire de l’oeil et de l’oeuf que va porter la lecture de deux oeuvres en langue occitane, Jonàs de Joan-Ives Casanova (1987) et « Lo fiu de l’uòu »1 de Robert Lafont (2001).2 Malgré les nombreuses dissemblances qui les distinguent, une réflexion complexe sur la nature et l’enjeu du témoignage, avec sa part de mémoire, de fabrication, d’histoire et de réel médiatisés caractérise les deux ouvrages. En outre, tous les deux partagent des éléments fréquemment rencontrés dans les récits de science-fiction, par exemple la mise en scène d’impossibles événements, la vision apocalyptique et, conjointement, le rêve d’utopiques réalisations. Plus encore, l’oeil et l’oeuf y sont des symboles de première importance, les deux oeuvres se lisant, bien sûr, à un niveau figuré.